Ne croyez pas vos yeux… ou changez de lunettes

A quand remonte votre dernière visite chez l’ophtalmo ? Et bien si cela ne fait pas longtemps, vous pouvez faire une réclamation, car vous devrez peut-être changer de lunettes.

Faisons un test. Que voyez-vous dans cette image ?

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Un homme de face ? Un homme de profil ?

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Et là ?

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Un masque ? Un couple qui s’embrasse ?

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Dans quel sens tourne la danseuse ?

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Essayez de la faire tourner dans l’autre sens en vous concentrant sur l’image. Si vous avez réussi, alors vous avez des dons psychiques. Si vous n’y arrivez pas, vous pouvez toujours acquérir ces dons psychiques. Laissez-moi vous expliquer comment. Lisez les instructions en entier avant de faire défiler jusqu’à l’image.
Observez l’image ci-dessous en cachant d’abord l’image de gauche avec une feuille ou un livre. Remarquez dans quel sens tourne la danseuse. Puis ensuite, cachez l’image de droite et regardez dans quel sens tourne la danseuse.
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   C’est juste après…

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Les traits vous montrent là où vous devez focaliser le regard pour pouvoir voir la danseuse tourner dans un sens ou dans l’autre.

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Que voyez-vous sur cette photo et comment réagissez-vous ?

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Et là ?

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Vous avez tous regardé les mêmes images et pourtant vous y avez vu des choses différentes. Et surtout, vous avez eu des réactions différentes par rapport à ce que vous avez vu.
J’ai fait ce test en formation et j’ai eu des réactions qui allaient de l’amusement à la parfaite indignation !!!
Tout est une question de perspective…

Alors pourquoi ne percevons-nous pas tous les mêmes choses ?

 

C’est parce que nous sommes bombardés par des millions d’informations tous les jours et notre cerveau conscient (qui ne représente qu’une faible partie de notre cerveau) ne peut gérer cette masse de données. Alors pour éviter de s’encombrer, le cerveau opère un tri des informations pour ne retenir que ce qui est pertinent actuellement. Par exemple, vous venez d’acheter une nouvelle Volkswagen Beetle et, tout d’un coup, vous remarquez que les routes sont envahies de Volkswagen Beetles. Est-ce que ça veut dire qu’elles n’étaient pas là auparavant ? Non, c’est juste que vous ne les aviez pas remarquées parce qu’elles ne représentaient aucun intérêt pour vous à ce moment-là. Votre cerveau a fait ce que l’on appelle en PNL (programmation neuro-linguistique) une omission, c’est-à-dire que le cerveau a supprimé cette information de votre expérience.

 

Le cerveau opère aussi ce que l’on appelle des distorsions. Dans l’exemple des images ci-dessus, vous avez tous regardé les mêmes photos et vous y avez vu des choses différentes et surtout, vous avez eu des réactions différentes. Pourquoi ? C’est parce qu’en fonction de son vécu, de ses valeurs et croyances, de son état du moment, etc., on va venir ajouter son contenu à ce qu’on voit et à ce qu’on entend. Il faut donc distinguer les faits de leur interprétation.

 

Un 3e type de filtre utilisé par le cerveau est la généralisation. On fait une généralisation quand on prend un ou des faits isolés et on en fait une généralité. Par exemple, les garçons aiment le bleu et les filles aiment le rose. Les femmes n’ont pas le sens de l’orientation, les hommes ne savent pas faire plusieurs choses en même temps.

 

Les filtres utilisés par le cerveau pour trier l’information diffèrent d’un individu à l’autre. Ils dépendent par exemple du vécu de chacun, des valeurs et croyances, des attitudes et des décisions prises dans le passé. Ces filtres déterminent donc comment on vit chaque expérience de sa vie. Une personne avec une attitude optimiste va chercher le positif dans chaque situation. Elle va remarquer ce qui va plutôt que ce qui ne va pas. Les filtres sont comme des paires de lunettes à travers lesquelles on regarde sa réalité. Deux personnes peuvent vivre la même expérience, une va en ressortir grandie alors que l’autre peut se lamenter sur le sort qui s’acharne sur elle.

 

En prenant conscience de ses filtres, on apprend à dissocier les faits de leur interprétation. On prend du recul par rapport aux situations. On se rend compte que quand on réagit de manière disproportionnée, c’est peut-être qu’on a regardé la scène à travers les verres du passé. Prendre du recul ne veut pas forcément dire se résigner à accepter les choses. Prendre du recul, c’est ne pas laisser les émotions dicter son comportement. Prendre du recul, c’est se distancer pour pouvoir mieux appréhender la situation et choisir la réaction la plus adaptée ou le comportement le plus approprié. Enfin, comme le dit très bien Richard Bandler, cocréateur de la PNL, dans son livre “Using your brain for a change“, c’est être le chauffeur de son propre bus au lieu d’en être le passager.

Pourquoi c’est important de cultiver la gratitude

 

Gratitude

Notre cerveau se nourrit des informations de notre environnement et nous le retransmet. Cela veut dire que si on s’entoure de négativité toute la journée, le cerveau carbure sur du négatif, c’est normal qu’il nous restitue du négatif. Si on le nourrit de positivité à travers les livres qu’on lit, les personnes positives qui nous entourent, les programmes que l’on regarde ou écoute, il nous restitue de la positivité. Cela impacte comment on se sent, comment on pense et comment on se comporte.

 

Les informations de notre environnement arrivent au cerveau par le biais des 5 sens. Le cerveau fait un tri de ces informations en utilisant des filtres. Cultiver la gratitude, c’est entraîner son cerveau à voir, entendre et ressentir ce qui va plutôt que ce qui ne va pasOn reprogramme ses filtres de perception. En d’autres termes, on change les lunettes avec lesquelles on regarde sa réalité. La réalité est bonne ou mauvaise en fonction du regard que l’on porte sur elle.

 

Pendant longtemps je n’aimais pas ma vie. Je me disais que les autres avaient une vie plus simple, plus facile, plus quelque chose. En réalité, qu’est-ce que j’en savais ? La verdure semble toujours plus verte de l’autre côté de la barrière… La vérité, c’était que j’étais insatisfaite de ma vie, même si en apparence j’avais tout pour être heureuse. Je travaillais à Los Angeles, une ville qui faisait rêver avec les séries américaines que l’on voyait à la télé. J’occupais un poste à responsabilité et je gagnais très bien ma vie. J’avais un train de vie plutôt aisé. Je vivais le American Dream. J’avais toutes les marques de réussite sociale mais, intérieurement, je me sentais vide. Je cherchais quelque chose d’autre, sans trop savoir ce que je cherchais. J’étais en perpétuel agitation intérieure car je voulais fuir ma réalité, la jugeant pas suffisamment bien.

 

Jusqu’au jour où j’ai cessé de vouloir que ma vie soit différente. J’ai appris à apprécier ce que j’avais plutôt que de me morfondre sur ce que je n’avais pas. J’ai appris à cultiver la gratitude pour toutes les belles choses que m’a données la vie. Parfois, quand ça va mal, je m’efforce à revenir aux choses simples : un beau ciel bleu, une balade dans un parc, un café avec une amie, avoir la liberté de sortir sans avoir à m’inquiéter pour ma sécurité… Toutes ces choses que l’on considère comme acquis et qui ne sont pas données à tout le monde. Quand je me focalise sur la gratitude, j’augmente ma capacité à voir davantage ce qui va bien dans ma vie. Et cela m’aide à sortir des états négatifs et du syndrome du « Pauvre moi, ma vie est terrible ! »

 

On a reçu un certain nombre de cartes avec lesquelles jouer ce jeu de la vie. On ne peut pas changer ses cartes ou prendre celui du voisin (quoi que ce serait bien tentant… 😉 ). On ne peut que faire de son mieux avec les cartes qu’on nous a données.

 

Comment cultiver la gratitude ? Le cerveau aimant la répétition et la régularité, c’est une pratique quotidienne qu’il faut installer. On ne fait pas quelque chose une fois et c’est acquis pour toujours. Tous les jours, écrivez dans un journal de gratitude 3 choses pour lesquelles vous avez de la gratitude. Faites le pendant 21 jours (et plus si possible) et vous commencerez à constater un changement au niveau de vos émotions et de vos pensées.

 

Exemples :

  • Gratitude pour ce magnifique ciel bleu vu de mon balcon
  • Gratitude pour ce beau partage avec Karine
  • Gratitude pour moi-même pour tout le chemin parcouru

 

Et vous, pour quoi avez-vous de la gratitude ?