Changer son cerveau, c’est possible… Voici comment

 

 

orteils sourires

 

Souriez, vous êtes en vie 🙂 Pourquoi ne pas profiter de ce moment pour apprécier quelque chose ou quelqu’un et remercier la vie de ce qu’elle nous offre.

 

Le cerveau ayant tendance à ruminer le négatif, le mental nous dit qu’il nous manque ceci ou cela pour être heureux.

  • “Je n’ai pas assez d’argent.”
  • “Mes vacances sont trop courtes.”
  • “Si j’étais en couple, je serais plus heureux(se).”
  • “Si j’étais célibataire, je n’aurais pas tous ces problèmes.”
  • “Si j’avais des enfants, je serais comblé(e).”
  • “Si je n’avais pas d’enfants, je serais plus libre.”

 

Est-ce que l’être humain est condamné à être perpétuellement insatisfait de son existence ? Oui si on laisse le cerveau imposer son fonctionnement. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut reprendre le contrôle sur ses réactions automatiques. Pour cela, il va falloir reprogrammer son cerveau. Cela demande un peu de discipline au début, tout comme perdre du poids ou se faire des muscles. Ca demande un peu d’effort, de persévérance, de régularité… et après on en récolte les fruits 😉

 

Voyons ce qui se passe dans la tête :

Human Nerve Cell Synapse Receptor

 

A chaque fois qu’on a des pensées, on développe des connexions neuronales correspondant. A force d’emprunter les mêmes connexions neuronales, les pensées récurrentes finissent par construire des autoroutes qui deviendront même des autoroutes sophistiquées (à plusieurs files comme on en voit dans les grandes métropoles américaines). Par conséquent, ces pensées viendront plus rapidement et naturellement (c’est plus rapide de rouler sur une autoroute que sur une route de campagne).

 

Plus on porte son attention sur quelque chose, plus cette chose prend de la place dans la tête. On l’amplifie avec les pensées. Une pensée en amène une autre du même ordre et, avec l’effet boule de neige, on en arrive à se créer une montagne de pas grand chose !

 

Exemple : Ce matin, comme tous les matins, je cours après le métro. Je suis sur les nerfs car je suis sorti plus tard que d’habitude, et comme j’ai toujours de la chance, il y a eu un problème sur ma ligne. En prenant la correspondance, je me fais bousculer. Mais quel impoli ! Il ne peut pas faire attention ? Je suis sur qu’il m’a vu ! Il n’a pas jugé nécessaire de se décaler. Et puis, pourquoi je me pousserais d’abord ! C’est à lui de le faire !

 

Voilà comment, sans s’en rendre compte, on passe d’un simple inconvénient – se faire bousculer – à l’agacement, au ressentiment, à la colère, qui peut même dégénérer en violence verbale, voire même physique. Nos réactions humaines peuvent nous mener loin dans la palette des émotions de cette façon-là.

 

Nous avons environ 60.000 pensées par jour. Oui, vous avez bien lu, 60.000 ! Cela représente beaucoup de pensées qui influencent nos émotions par voie de conséquence notre état intérieur et notre physiologie.

 

Que pouvons-vous faire face à cela ?

 

Solution :

En portant son attention sur ce qu’on a, on “oblige” les pensées à créer de nouvelles connexions neuronales. Au début, c’est sûr qu’il faut faire des efforts. La tendance est de vouloir réemprunter l’ancienne autoroute qui est la zone de confort. En ayant une discipline régulière d’appréciation et de gratitude, on reprogramme les réactions automatiques du cerveau. On entraîne le cerveau à voir ce qui va plutôt que ce qui ne va pas.

 

C’est ainsi que l’on change son cerveau !

 

Les pensées affectant notre état intérieur et notre physiologie, quand nous avons des pensées qui font du bien, on se sent bien et notre corps est plus détendu.

 

Rester dans le moment présent

En focalisant son attention sur ce qu’on a, on aide le mental à rester dans l’instant présent. Et il n’y a que dans le présent où le bonheur existe réellement. Il n’existe pas dans le passé (c’est un souvenir) ou dans le futur (c’est une projection ou un fantasme).

 

Essayez et vous verrez

La clé est la pratique quotidienne et régulière pour créer de nouvelles connexions neurones et les renforcer. C’est un bon réflexe à incorporer dans une routine du soir pour créer une habitude. Plus une activité est simple et demande peu d’effort, plus on aura de chance de s’y tenir. Le soir, par exemple juste après s’être lavé les dents, on écrit 3 choses pour lesquelles on ressent de la gratitude. Par exemple : gratitude pour ce beau ciel bleu ce matin en me levant, gratitude pour ce déjeuner succulent en terrasse avec une amie, etc.

 

Vous verrez qu’ainsi vous arriverez à mieux apprécier l’instant présent et, dans le présent, existe le bonheur.

 

Pourquoi c’est important de cultiver la gratitude

 

Gratitude

Notre cerveau se nourrit des informations de notre environnement et nous le retransmet. Cela veut dire que si on s’entoure de négativité toute la journée, le cerveau carbure sur du négatif, c’est normal qu’il nous restitue du négatif. Si on le nourrit de positivité à travers les livres qu’on lit, les personnes positives qui nous entourent, les programmes que l’on regarde ou écoute, il nous restitue de la positivité. Cela impacte comment on se sent, comment on pense et comment on se comporte.

 

Les informations de notre environnement arrivent au cerveau par le biais des 5 sens. Le cerveau fait un tri de ces informations en utilisant des filtres. Cultiver la gratitude, c’est entraîner son cerveau à voir, entendre et ressentir ce qui va plutôt que ce qui ne va pasOn reprogramme ses filtres de perception. En d’autres termes, on change les lunettes avec lesquelles on regarde sa réalité. La réalité est bonne ou mauvaise en fonction du regard que l’on porte sur elle.

 

Pendant longtemps je n’aimais pas ma vie. Je me disais que les autres avaient une vie plus simple, plus facile, plus quelque chose. En réalité, qu’est-ce que j’en savais ? La verdure semble toujours plus verte de l’autre côté de la barrière… La vérité, c’était que j’étais insatisfaite de ma vie, même si en apparence j’avais tout pour être heureuse. Je travaillais à Los Angeles, une ville qui faisait rêver avec les séries américaines que l’on voyait à la télé. J’occupais un poste à responsabilité et je gagnais très bien ma vie. J’avais un train de vie plutôt aisé. Je vivais le American Dream. J’avais toutes les marques de réussite sociale mais, intérieurement, je me sentais vide. Je cherchais quelque chose d’autre, sans trop savoir ce que je cherchais. J’étais en perpétuel agitation intérieure car je voulais fuir ma réalité, la jugeant pas suffisamment bien.

 

Jusqu’au jour où j’ai cessé de vouloir que ma vie soit différente. J’ai appris à apprécier ce que j’avais plutôt que de me morfondre sur ce que je n’avais pas. J’ai appris à cultiver la gratitude pour toutes les belles choses que m’a données la vie. Parfois, quand ça va mal, je m’efforce à revenir aux choses simples : un beau ciel bleu, une balade dans un parc, un café avec une amie, avoir la liberté de sortir sans avoir à m’inquiéter pour ma sécurité… Toutes ces choses que l’on considère comme acquis et qui ne sont pas données à tout le monde. Quand je me focalise sur la gratitude, j’augmente ma capacité à voir davantage ce qui va bien dans ma vie. Et cela m’aide à sortir des états négatifs et du syndrome du « Pauvre moi, ma vie est terrible ! »

 

On a reçu un certain nombre de cartes avec lesquelles jouer ce jeu de la vie. On ne peut pas changer ses cartes ou prendre celui du voisin (quoi que ce serait bien tentant… 😉 ). On ne peut que faire de son mieux avec les cartes qu’on nous a données.

 

Comment cultiver la gratitude ? Le cerveau aimant la répétition et la régularité, c’est une pratique quotidienne qu’il faut installer. On ne fait pas quelque chose une fois et c’est acquis pour toujours. Tous les jours, écrivez dans un journal de gratitude 3 choses pour lesquelles vous avez de la gratitude. Faites le pendant 21 jours (et plus si possible) et vous commencerez à constater un changement au niveau de vos émotions et de vos pensées.

 

Exemples :

  • Gratitude pour ce magnifique ciel bleu vu de mon balcon
  • Gratitude pour ce beau partage avec Karine
  • Gratitude pour moi-même pour tout le chemin parcouru

 

Et vous, pour quoi avez-vous de la gratitude ?